Encore une installation
pas-à-pas ! Voilà ce que devront penser certains lecteurs
à ce niveau. En fait, je craints que cette partie de l'article
ne leur soit pas destinée. La majeur partie des connaisseurs,
s'ils ne souhaitent pas s'embêter à
télécharger la version download sur un site ftp
dédié, s'arrachent chez leur libraire favoris les
magazines linuxiens qui s'empressent à chaque nouvelle
distribution de dédier un numéro hors-série. On y
trouve le plus souvent 3 cédéroms, et soyons franc, le
même type de lecture que ci-dessous : un petit descriptif
d'installation sur environ 5 pages ... au style prêt.
Au moins sera-ce utile aux utilisateurs inconditionnels d'une
distribution similaire (Suse, RedHat), pour qu'ils se fassent une
idée des différences. Je destine plutôt le chapitre
second de cette page aux futurs linuxiens.
C'est MandrakeSoft qui a
osé le premier coller une lecture de licence à
l'installation d'une distribution. Prenons donc le temps de la lire.
Si vous êtes aussi
impatients que moi d'arriver à la fin de l'installation, le
temps
impartit à cette étape sera à peu prêt le
même que pour appuyer sur la touche "entrée", ou de
cliquer sur "suivant".
2.4. La souris
Nous choisissons notre souris dans la liste donnée, puis
nous testons. A titre personnel, je n'ai toujours pas tenté de
faire reconnaître ma souris en USB. Le PS/2 marche très
bien, autant ne pas tenter le diable (surtout que nous sommes en
dual-boot avec Windows).
Le
système reconnaît malgré tout certains
périphériques (une détection de IDE entre autre).
Si votre
machine est lente ou si vous avez de bons yeux vous verrez un message,
de recherche des types de disque dur, chipset et autres (une sorte de
"Veuillez patienter pendant que Windows détecte vos
périphériques", hormis qu'on a à peine le temps de
remarquer).
remarque :
Pour les personnes qui se demandent comment les
événements se déroulent avec une MX-700, voici la
suite
: le comportement est erratique jusqu'à ce que l'on passe
à l'écran de test de la souris. Il faut alors bouger la
molette, cliquer un peu, employer les deux boutons de part et d'autres
de la verticale de la molette pour que le mulot s'assagisse. Ouf ! On
peut utiliser cette petite merveille et la régression n'aura
été que de courte durée.
2.5. Choix du clavier
Là il ne s'agit pas de la marque du clavier, mais de sa langue.
2.6. Partition
des disques
Les choses se corsent. Après avoir choisi le clavier et la
langue, on s'attaque à la façon dont est configuré
le disque dur. Je préconise plutôt un
partitionnement personnalisé : avoir la main mise sur son
système n'est pas plus mal. [NDLA : Vous voyez, dans tous les
magazines que j'ai pu acheter cette étape est judicieusement
éludée : il est tellement plus simple de tout affecter
... l'article est plus vite pondu, mais ce n'est pas forcément
plus esthétique].
Si vous aviez déjà alloué tout votre disque dur
à Windows, il va falloir réduire la partition C:. Vous
trouverez les informations dans le chapitre 2.1 de la page "
Manipulations
complémentaires" avant de revenir ici.
Avant de poursuivre ... avez-vous pensé à sauvegarder les
données qui se trouvent éventuellement sur votre disque
dur ? Avez-vous pensé à défragmenter vos disques
dur en système de fichier FAT, et à scanner
l'intégrité de vos partitions ? Si non, rebootez
maintenant : rien n'a encore été
modifié. En cas de mauvaises surprises, vous n'aurez pas perdu
votre temps.

ou
bien
Nous passons sur l'écran de partitionnement de notre disque dur.
Ici, une petite précision s'impose pour quelques uns de nos
lecteurs :
- les périphériques IDE sont reconnus sous
linux comme /dev/hda,
/dev/hdb ... sachant que hda correspond au disque maître de la
première
nappe ide, hdb le disque esclave de cette même nappe, hdc
maître
seconde nappe ... cela passe aussi bien pour les disques durs, lecteurs
de cédéroms.
- les périphériques scsi sont reconnus comme
/dev/sda, /dev/sdb ... ,
- avec la Mandrake, les graveurs IDE (dans le cas ou l'on
souhaite
s'en servir de graveur et non de simple lecteur de CD) sont un peu
considérés
comme périphériques scsi /dev/scd0 ;)
Donc, comme vous l'indique ma copie d'écran, nous allons
partitionner ici un disque scsi. Rassurez vous, cela fonctionne de la
même façon en IDE.
2.7. Les partitions de Windows
Notre disque était vierge. Nous l'avons préparé
comme s'il avait
déjà été configuré sous Windows afin
de mieux vous permettre de migrer. Normalement, si vous avez
déjà installé un Windows sur votre disque dur, et
que
vous avez un disque C: et un disque D:, vous avez une image comme
celle-ci (dans le cas ou c'est le système de fichier FAT qui
avait été choisit sous Windows) :
Là il faut faire de la place ... il y a bien une méthode
(sour forme arborescente à la Slackware 7 ou d'un gros fichier)
pour installer GNU/Linux sur une FAT, mais ce n'est pas l'objet de cet
article. Bien entendu, vous avez
sauvegardé sous Windows toutes vos données personnelles,
et vous pouvez détruire sauvagement la partition D:. Passons en
"Mode expert" pour avoir plus de souplesse.
Je suppose que vous souhaitez avoir accès à la partition
C: depuis linux ? Ce sera pratique ne serait-ce que pour la
sauvegarder, ou rattraper un gros plantage windowsien. Pour cela, il
nous faut le dire à GNU/linux. Nous montons donc cette
partition, "Point de montage", et nous désirons la monter sur le
répertoire "/c" ( "/" et "c" ), "Ok". Précision : si vous
laissez la Mandrake faire, elle vous proposera par défaut de
monter vos partitions dans les répertoires "/mnt/windows_c , _d,
_e etc ..." Personnellement, je n'aime pas : c'est tellement plus court
de taper "/c".
Il nous faut de la place : supprimons la partition D:. On clique sur la
seconde partition, puis "Choisissez une action / Supprimer".
Nous nous retrouvons avec une partition sda1 (ou hda1 pour l'IDE) qui
correspond à C: et un gros espace vide. Par principe, je n'aime
pas trop mettre mes données personnelles directement sur le
disque C:. Il vaut mieux se méfier, ce disque appartient
à votre Windows après tout ! Nous allons donc
recréer une petite partition D: dont
vous affecterez la taille en fonction de vos besoins :
- sélection de l'espace libre
- bouton "Créer"
- secteur de début "on laisse"
- Taille en Mo : "comme vous voulez"
- système de fichier : "FAT32"
- point de montage "/d"
- préférence "Primary"
Une autre petite précision. Vous avez droit à 4
partitions "primaires" ou 3 "primaires" + 1 "étendue" dans
laquelle vous pourrez créer d'autres partitions. Quoique les
puristes commenceront (si ce n'est déjà fait) de me
lapider, on ne va pas s'embêter : il faut au moins deux
partitions pour un GNU/Linux courant, on mettra donc tout en "primary".
Poursuivons, contrairement à Windows qui utilise le fichier
win386.swp pour simuler une plus grande mémoire vive (et
d'ailleurs faire ramer le système en l'utilisant quasiment
systématiquement, même avec beaucoup de mémoire
physique), GNU/Linux préfère de loin une partition pour
le swap
qu'il emploiera en dernier recourt. Créons la :
- "Créer"
- Taille : en fonction de votre mémoire et de votre
utilisation
- Type ou système de fichier : "Linux swap"
- Point de montage : "ne s'applique pas ici"
- Préférence : "primary"
La taille du swap est souvent un sujet tarte à la crème
sur les newsgroups. Que se soit pour le système d'exploitation
de la firme dont je ne citerais pas le nom, ou GNU/Linux,
le forum de Multi-Hardware.com voit régulièrement des
questions en ce sens. En général, sur un ordinateur
portable de 128 Mo de mémoire vive et un petit disque dur,
j'affecte 256 Mo de swap et je colle un léger gestionnaire de
fenêtre (Xfce, ICEwm ou WindowMaker). Maintenant, avec 512 Mo je
me souviens que la dernière Mandrake 9.1 prenait gaillardement
ses aises et débordait en swap de 30 à 50 Mo quelques
fois. Sur la même machine, mais avec 764 Mo de RAM, un "top"
m'indique 1044ko de swap et 751 Mo de RAM employés (J'ai
paramétré mon proxy pour se servir de la mémoire
disponible comme cache). Sur la machine virtuelle (pour pouvoir faire
les copies d'écran j'installe la Mandrake Discovery dans une
fenêtre gérée par VMware ), j'ai affecté 412
Mo de mémoire vive. Il reste un peu de marge sur le disque dur,
je propose donc 400 Mo sachant que 256 seront suffisants pour pas mal
d'utilisateurs.
Sur le disque virtuel que j'ai créé pour l'occasion il
reste 1.4Go. Les connaisseurs de pas mal de distributions GNU/Linux
seront perplexes. Depuis quelques temps, plus les distributions
montent en version, plus elles sont touffues en offre logicielle et
plus il leur faut de place pour des bidules aussi géniaux
qu'inutile à l'utilisateur lambda.
Nous installons ici une
Mandrake 9.2, certes, mais une "Mandrake Discovery" orientée
migration depuis Windows (je n'ai quand même pas dit
spéciale neuneux-users). Nous verrons qu'elle est assez
épurée par rapport à ses consoeurs. Sur mon
portable, elle ne prend que 1.1 Go sans rien à rajouter et
mise-à-jour effectuée. Nous affectons donc la place
restante à GNU/Linux, plus précisément la
partition racine "/" (hé oui, pas de notion de C: avec les
systèmes unices, tout est fichier - même un disque dur -
et convenablement rangé dans une belle arborescence dont la
racine se nomme ... racine ou root et se symbolise par un "/" ) :
- Taille en Mo : "ce qui reste", disons au moins 1.3 Go
- Type de système de fichier : "Journalised FS : ext3"
- remarque : le
Système ext3 est maintenant très bien supporté et
a l'avantage, du fait de sa journalisation, de ne pas trop
embêter
le monde par un scandisk qui traîne en longueur après un
reboot
intempestif,
voir de faciliter grandement les corrections d'erreurs
- Point de montage : "/"
- préférence type de partition : "Primary"
Nous voilà avec nos 4 partitions, nous pouvons donc continuer.
Windows aurait demandé de rebooter pour écrire dans le
MBR ... ici il suffit de laisser faire. "Terminons" donc :
Et répondons par l'affirmative à la demande de
confirmation :
Une bonne partie de faite ...